Entre complexité et empilement : témoignages d’acteurs du secteur
Solulo est allé recueillir les mots de responsables associatifs, qui décrivent un paysage parfois labyrinthique :
« Nous passons plus de temps à faire des dossiers qu’à imaginer de nouveaux projets, il n’y a pas une seule porte d’entrée, chaque financeur a ses exigences… », confie la directrice d’une association rurale en Normandie.
Un autre témoignage, à Paris : « Il faut être à la fois gestionnaire, juriste et porteur de sens. Mais sans les aides publiques, ce sont nos salarié(e)s, souvent des femmes peu qualifiées, qui en pâtissent le plus : en 2023, on a dû renoncer à deux CDI faute de stabilité sur nos financements. »
Au-delà des chiffres, c’est donc le besoin de lisibilité et de simplification qui ressort. La prochaine réforme de la loi Grand Âge et Autonomie est attentivement observée, car elle pourrait enfin aboutir à un "guichet unique" des financements pour les associations du domicile, comme le réclament les fédérations du secteur (ADMR, UNA, FNAAFP-CSF).