Quelques exemples et témoignages marquants recueillis lors des conférences
Lors des Rencontres Régionales de la DREES (2024), un directeur d’EHPAD public témoignait de la difficulté croissante à maintenir l’équilibre budgétaire malgré un taux d’occupation supérieur à 96 %. Les surcoûts liés à l’énergie et la hausse du SMIC pèsent désormais lourdement. « Une dotation annuelle identique avec 6 % de charges supplémentaires, cela veut dire des arbitrages douloureux : moins d’animations, report de travaux, postes non remplacés », relate-t-il.
De son côté, la vice-présidente d'une association de familles intervenant au Salon Age3 cite le besoin de transparence sur les postes de dépense : « Beaucoup de résidents ne savent pas précisément où va leur argent ». Cet aspect de la gouvernance participative, avec une implication plus forte des CVS, revient à chaque table ronde.
Un économiste invité lors des dernières Assises Nationales EHPAD insiste également sur le risque d’« assignation à résidence financière » : « Certaines familles font face à des restes à charge allant jusqu’à 2800 € par mois en Île-de-France. La pression du coût impose parfois de renoncer à l’établissement choisi ou de retarder la prise en charge. »